Le peuple des abeilles – Editions Rustica (378)

39,00 

Pendant trois ans, l’auteur Éric Tourneret a sillonné la France pendant la saison apicole. Ces photographies repoussent les limites techniques afin de faire pénétrer le lecteur dans le monde mystérieux et magique de cette multitude de 50 000 individus qui constituent une ruche.

UGS : 378. Catégorie : .


Product Description

Pendant trois ans, l’auteur Éric Tourneret a sillonné la France pendant la saison apicole. Ces photographies repoussent les limites techniques afin de faire pénétrer le lecteur dans le monde mystérieux et magique de cette multitude de 50 000 individus qui constituent une ruche. L’avant-propos de Hubert Reeves, président de la Ligue R.O.C. est un cri d’alarme pour la sauvegarde de ces insectes pollinisateurs. En cela, il se fait le relais des scientifiques du monde entier qui s’interrogent sur la disparition possible des insectes pollinisateurs. Depuis son apparition sur terre il y a quelque cinquante millions d’années, conjointement aux plantes à fleurs, l’abeille a largement contribué à la reproduction, à l’évolution et à la diversité du monde végétal que l’on connait aujourd’hui. Butineuse laborieuse, couverte de pollen, son avidité à constituer des réserves hivernales dans son ronde de fleur en fleur font de l’abeille un pollinisateur hors pair. Elle contribue, aujourd’hui encore, à la pollinisation de près de 80 % des espèces végétales et demeure un maillon majeur de la sauvegarde de la biodiversité et de l’environnement. Récemment, avec la modernisation de l’agriculture, de l’économie et l’utilisation généralisée des insecticides par l’homme, l’on s’interroge sur la suivie future du genre apis et de tous les insectes pollinisateurs… L’activité pollinisatrice des abeilles a eu un effet considérable sur l’évolution de la vie, car elle a contribué à l’expansion rapide et à la diversification des plantes à fleurs qui donnent des fruits. Un groupe qui représente aujourd’hui 80 % des végétaux sur Terre. Cet intermédiaire de la chaîne écologique dont on croyait les services acquis pour l’humanité pour toujours, se révèle, comme l’a démontré, en 2006, le décryptage de son génome plus faible que présumé. Et même si l’espèce Apis à survécut aux changements climatiques des ères avec désinvolture, elle ne présente aucune résistance aux toxiques. Avant-propos de Hubert Reeves Astrophysicien Président de la Ligne R.O.C. pour la préservation de la faune sauvage « La science contemporaine nous apprend l’interdépendance de toutes les espèces vivantes dans le grand écosystème planétaire. Chaque plante, chaque animal, joue un rôle précis dont l’effet est bénéfique à l’ensemble des vivants. La disparition d’une espèce peut avoir des conséquences dramatiques. Paradoxe de notre période, c’est au moment où nous découvrons ces propriétés de la vie terrestre que nous apprenons aussi l’immense saccage provoqué par notre industrie : l’érosion de la biodiversité. Le cas des abeilles en est un dramatique exemple. Lorsque l’abeille pénètre dans la fleur à la recherche de nectar, son corps se constelle de grains de pollen qu’elle dépose sur le pistil de la fleur suivante. C’est la pollinisation, un chaînon essentiel de la vie terrestre. La fleur abandonne ses pétales tandis que le fruit ou les graines se développent dans l’ovaire. Les pesticides de l’agriculture intensive ont décimé les abeilles. Sérieusement. Les résultats de cette perte s’étendent bien au-delà de la simple diminution des cueillettes de miel. Elle rejaillit sur l’avenir même des arbres fruitiers et, par là, sur les récoltes de fruits, éléments indispensables de notre alimentation. De proche en proche, les effets de l’hécatombe des abeilles se propagent sur toute la chaîne alimentaire et nous affectent directement. Quand nous malmenons une espèce, nous nous malmenons nous-mêmes. » Préface de Henri Clément Président de l’Unaf (Union Nationale l’Apiculture Française). Lorsque vous ouvrez une ruche pour la première fois de votre vie, vous ressentez devant la multitude d’abeilles virevoltantes, l’énergie qu’elles dégagent, l’odeur qui s’élève de la ruche une émotion forte où s’entremêlent éblouissement et peur des piqures, toujours possibles. Cependant, malgré le désir qui vous taraude, vous ne parviendrez jamais à pénétrer au cœur de la colonie… Lorsque vous ouvrez et parcourez l’ouvrage d’Éric Tourneret, c’est un coup au cœur que vous éprouvez, un sentiment de jamais vu, une sensation de véritable immersion au milieu des rayons, une proximité entre l’homme et l’abeille que vous n’aviez pu, malgré une longue pratique apicole, jusqu’alors percevoir et toucher du doigt et de l’œil. Les photos d’Éric Tourneret, exceptionnelles à bien des égards, permettent de découvrir au plus près la vie des abeilles et de la colonie, leur activité pollinisatrice, prépondérante et indispensable au maintien de la biodiversité, la richesse et la diversité des productions apicoles. Elles témoignent aussi du travail des apiculteurs, au cours des différentes étapes et des quatre saisons. Ce ne sont pas des photos prises à la va vite ou en seule quête d’esthétisme. Le photographe a partagé les longues heures de labeur comme les plaisirs liés à cette activité de nature, la chaleur harassante comme les caprices de l’essaimage, la joie des belles récoltes comme les transhumances nocturnes. À leur côté, il a su saisir combien durant ces dernières années, pour sauver leurs abeilles, les apiculteurs ont dû se mobiliser et se battre avec énergie contre les produits phytosanitaires qui ont décimé leur cheptel, sans occulter l’évolution préjudiciable de l’environnement, les inquiétudes sanitaires et aujourd’hui encore la crainte des OGM… Le texte, dense et fort bien rédigé, apporte des informations essentielles et permet au lecteur de comprendre la complexité du monde de l’abeille. « Les abeilles sont vivantes, sauvages, et si mon idée de prise de vue ne respecte pas leur instinct et leur nature, rien ne se passe. Douces, piquantes parfois, elles me rappellent toujours à l’ordre si je suis distrait ou maladroit ! » « Ma démarche photographique a été d’essayer de les rendre « vivantes » en faisant poser les abeilles comme des modèles. La plupart des images ont été minutieusement préparées dans un souci de recherche graphique. Souvent le problème était de trouver le bon rapport entre la taille de l’abeille et son environnement. Chaque fleur demande une approche visuelle différente et il me fallait souvent continuer la prise de vue jusqu’à « comprendre la forme de la fleur ». L’autre défi était de s’éloigner des images déjà vues et de chercher à chaque fois un autre regard, un autre cadrage, une autre référence culturelle et photographique. Ainsi, la photo des trois abeilles de face en vol a demandé une semaine de travail dans un champ de Colza. Une ruche est installée au bon endroit pour avoir le fond désiré et une fausse ruche contenant l’appareil photo est posée juste à côté. A l’extérieur des flashs de studio éclairent l’ensemble. En enlevant la ruche pleine d’abeilles afin de tromper les butineuses sur le retour, je cherche à réaliser une image originale. Après quatre jours de prises de vue infructueuses, il me faut changer de méthode et je demande à un chasseur d’essaim un paquet d’abeilles… J’installe dans la fausse ruche la reine dans une cage avec quelques abeilles qui immédiatement battent le rappel. Le gros de l’essaim posé dans une ruchette à une dizaine de mètres frémit et c’est en un couloir aérien dense que les abeilles se dirigent vers mon appareil photo. Je déclenche à l’aveugle en essayant de gérer au mieux les abeilles qui se posent sur l’optique. Enfin, après une semaine dans ce champ camarguais et 4 500 déclenchements, l’image est dans la boîte. Elle dépasse toutes mes espérances. Je n’ai pas une abeille en vol de face dans son milieu naturel mais trois qui se dandinent devant moi. » D’autres fois, comme pour l’image « des abeilles à l’abreuvoir », la chance est au rendez-vous. Venu photographier sur le Larzac la transhumance sur le thym, Éric remarque dans un trou d’eau nommé « lavogne » un va-et-vient incessant d’abeilles. « Cela me rappelle les rassemblements des animaux sauvages autour des points d’eau en Afrique, j’adapte la prise de vue pour transmettre ce sentiment … »

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Be the first to review “Le peuple des abeilles – Editions Rustica (378)”

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.